« La vie humaine est sacrée. L’État congolais a l’obligation constitutionnelle de la protéger. Conformément à l'article 52 de la Constitution de la République démocratique du Congo, chaque citoyen a droit à la sécurité», a déclaré l’Asbl Equateur Mag dans une correspondance consultée jeudi, avant d’annoncer la poursuite de leur plaidoyer citoyen.
« Équateur Magazine ASBL, en collaboration avec UNAJAC Congo, Yali RDC, RENECO, Talents d'Entrepreneurs et plusieurs organisations de la société civile, exprime sa profonde indignation face à la recrudescence des naufrages des baleinières en bois sur le fleuve Congo, particulièrement dans la province de l’Équateur, causant des pertes massives en vies humaines», a-t-on lu.
Pour cette Asbl, le transport fluvial, en tant que service public vital, ne peut continuer à fonctionner dans l’anarchie, l’irresponsabilité et l’impunité.
Elle a indiqué que depuis plusieurs années, des drames similaires se répètent sur le fleuve Congo suite notamment à des embarcations vétustes, surcharge excessive, absence d’équipements de sécurité, défaillance des contrôles et corruption.
« Malgré de nombreuses déclarations officielles, la situation sur le terrain demeure inchangée, et les populations continuent de payer le prix fort», ont regretté les animateurs de cette Asbl.
Responsabilité des institutions provinciales
Équateur Magazine ASBL rappelle que les institutions politiques provinciales de l’Équateur, dotées de l’autonomie administrative et financière, ont une responsabilité directe dans la prévention de ces drames, notamment en matière de : régulation et contrôle de la navigabilité des embarcations; respect strict des normes de sécurité et de charge; sanctions à l’encontre des opérateurs et agents publics complices des violations; surveillance fluviale et prévention des risques.
Pour elle, l'inaction, le laxisme et l'absence de suivi constituent une responsabilité grave face à ces morts évitables.
Face à l’urgence de la situation et à l’absence de mesures concrètes sur le terrain, une manifestation pacifique est envisagée devant le ministère des Transports à Kinshasa, dans le strict respect des lois de la République, de l’ordre public et des institutions, a annoncé l’asbl.
L’objectifs du plaidoyer consiste notamment l’exigence des mesures urgentes et concrètes pour la sécurisation du transport fluvial, l’interpellation dles autorités compétentes sur leur responsabilité dans la prévention des naufrages ainsi que porter la voix des populations du Grand Équateur et de toutes les victimes du fleuve Congo.
Plusieurs disparus et une centaine de rescapés, est le bilan provisoire du naufrage qui est survenu samedi passé à proximité de la ville de Mbandaka, chef- lieu de la province de l'Equateur, dans l'Ouest de la République démocratique du Congo, selon les premières données fournies dimanche par le maire de Mbandaka.
Il s’agit d’une baleinière dénommée HB Mbeya Mbeya qui quittait la ville de Mbandaka pour le territoire de Monkoto. Selon nos enquêtes en cours, la surcharge est la cause de ce naufrage. D'après nos informations, il y a plusieurs disparus en cours de repêchage et plus de trois cents rescapés enregistrés et pris en charge sous la supervision du gouverneur de province. En attendant l'évolution des enquêtes, nous tiendrons à donner un bilan définitif et d'amples précisions sur cette nième naufrage dans la province de l'Equateur dans les heures qui suivent", avait déclaré à l’ACP, Yves Mbalo, maire de la ville de Mbandaka.
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